Pierre Gilbert

Portrait-PG-bis

Maître de conférence en science politique, membre du CSU (CRESPPA)

pierre.gilbert[at]univ-paris8.fr

 

DOMAINES DE RECHERCHE

Politiques urbaines et ségrégation spatiale

Sociologie des quartiers populaires, cités HLM

Sociologie des classes populaires

Logement et habitat

Famille : parentalité et conjugalité

 

ENSEIGNEMENTS (2017-2018)

Analyser et enquêter l’État (L2, semestre 1)

Les populations “vulnérables” (M2, semestre 1)

Introduction à la sociologie politique (L1, semestre 2)

Spatialisation des inégalités (M1, semestre 2)

 

Responsable de la commission d’admission en master

 

PUBLICATIONS
DIRECTION DE NUMÉRO DE REVUE

avec Christophe Batardy, Emmanuel Bellanger et Jean Rivière, « Présidentielle 2017. Les votes des grandes villes au microscope », Métropolitiques, 2017

« Les classes sociales au foyer », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 215, 2016.

avec Charlotte Vorms, « L’empreinte de la guerre d’Algérie sur les villes françaises », Métropolitiques, 12 février 2012 [traduction en anglais dans Metropolitics : « How the Algerian War shaped French cities », 2012].

avec Anaïs Collet et Violaine Girard, « Les territoires du vote », Métropolitiques, 11 avril 2012.

ARTICLES DANS DES REVUES À COMITÉ DE LECTURE

avec Marie Cartier, Anaïs Collet, Estelle Czerny, Marie-Hélène Lechien et Sylvie Monchatre, « Pourquoi les parents préfèrent-ils la crèche  ? Les représentations hiérarchisées des modes de garde professionnels », Revue française des affaires sociales, 2017, n° 2, p. 247‑264.

« Troubles à l’ordre privé. Les classes populaires face à la cuisine ouverte », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 215, 2016, p. 102-121.

« Classes, genres et styles de vie dans l’espace domestique », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 215, 2016, p. 4-15.

avec Camille François, « Construire et gouverner les populations par l’espace », compte-rendu de l’ouvrage Le peuplement comme politiques, dirigé par Fabien Desage, Christelle Morel Journel et Valérie Sala Pala, Genèses, n° 104, 2016, p. 155-162.

« Devenir propriétaire en cité HLM. Petites promotions résidentielles et évolution des styles de vie dans un quartier populaire en rénovation », Politix, n° 101, 2013, p. 79-104.

« Promouvoir l’accès à la propriété dans les cités HLM. Rénovation urbaine et fragmentation des classes populaires », Savoir/Agir, n° 24, 2013, p. 61-66.

« L’effet de légitimité résidentielle : un obstacle à l’interprétation des formes de cohabitation dans les cités HLM », Sociologie, vol. 3, n° 1, 2012, p. 61-74.

« “Ghetto”, “relégation”, “effets de quartier”. Critique d’une représentation des cités », Métropolitiques, 9 février 2011 [traduction en anglais dans Metropolitics : « “Ghetto”, “banishment”, “neighborhood effects”. A critique of the “ghetto” image of French housing projects »].

« On the social stakes of urban renewal: the case of French housing policy in the 2000s », Building Research and Information, vol. 37, n° 5-6, 2009, p. 638-648.

CHAPITRES D’OUVRAGE

« Fragmenter la population et défaire les collectifs militants. La rénovation urbaine comme dispositif de désarmement des mobilisations collectives », in Stéphanie Dechézelles et Maurice Olive (dir.), Politique du proche. Les lieux de vie comme espaces de mobilisation, Presses universitaires de Renne (à paraître), 2017.

« Des logiques structurelles aux mobilités individuelles. L’effet de la rénovation sur les trajectoires », in Agnès Deboulet et Christine Lelévrier (dir.), Rénovation urbaine en Europe, Presses universitaires de Rennes, 2014.

« Démolir et reconstruire aux Minguettes. La construction locale d’une politique de diversification de l’habitat et ses effets sociaux », in Martine Berger et Lionel Rougé (dir.), Être logé, se loger, habiter. Regards de jeunes chercheurs, L’Harmattan, 2012.

COMPTE-RENDUS DE LECTURE

« Classes populaires. Un portrait dans la France contemporaine », compte-rendu de Sociologie des classes populaires contemporaines, de Yasmine Siblot, Marie Cartier, Isabelle Coutant, Olivier Masclet et Nicolas Renahy, La vie des idées, 16 novembre 2016.

« Badlands of the Republic. Space, Politics, and Urban Policy », compte rendu de l’ouvrage de Mustafa Dikeç, Journal of Urban Affairs, vol. 32, n° 2, 2010.

« La ville au risque du ghetto », compte rendu de l’ouvrage d’Hervé Marchal et Jean-Marc Stébé, Liens socio, 2010.

« Grandir en banlieue. Parcours et devenirs de jeunes Français d’origine maghrébine », compte rendu de l’ouvrage d’Emmanuelle Santelli, Liens socio, 2008.

RAPPORTS

Les arrangements conjugaux autour de la garde des jeunes enfants : arbitrages sous contrainte et effets de socialisation, en codirection avec Anaïs Collet, avec Marie Cartier, Estelle Czerny, Marie-Hélène Lechein et Sylvie Monchatre, rapport pour la Drees, ministère des Affaires sociales, 2016.

Formes et conditions de sortie de la vulnérabilité en milieux populaires, avec Daniel Thin et Sylvia Faure (dir.), avec Julien Bertrand, Laurence Faure, Gaële Henri-Panabière, Éliane Le Dantec, Mathias Millet et Frédéric Rasera, rapport final de l’ANR Vulnérabilité sociale, 2013.

État des lieux sur les trajectoires résidentielles, avec Jean-Yves Authier, Jennifer Bidet, Anaïs Collet et Hélène Steinmetz, rapport pour le Plan urbanisme construction et architecture, 2010.

TRAVAUX UNIVERSITAIRES

Les classes populaires à l’épreuve de la rénovation urbaine. Transformations spatiales et changement social dans une cité HLM, thèse de sociologie à l’université Lyon 2, jury composé de Jean-Yves Authier, Stéphane Beaud, Sylvia Faure, Christine Lelévrier, Olivier Schwartz et Sylvie Tissot, 2014.

Au croisement de la sociologie des classes populaires et de la sociologie urbaine, cette recherche analyse les effets de la rénovation urbaine dans les cités HLM, à partir d’une monographie dans le grand ensemble des Minguettes (Vénissieux). Elle souligne d’abord que cette politique, qui s’inscrit dans la continuité d’une action publique préoccupée par la maîtrise du peuplement, utilise l’espace résidentiel comme levier de transformation sociale, étendant ainsi l’encadrement des classes populaires au « monde privé », d’ordinaire préservé des rapports de domination. En analysant les pratiques de logeurs et les trajectoires résidentielles des habitants, elle met au jour les conséquences des transformations de l’habitat et des nombreuses mobilités résidentielles suscitées par les démolitions-reconstructions. Parvenant à retenir sur place une minorité de ménages appartenant aux fractions stables des classes populaires, elles ne bouleversent cependant pas le caractère majoritairement populaire du peuplement et ont surtout pour effet d’accentuer la hiérarchisation interne et les logiques de différenciation au sein de l’espace local. Ce travail met enfin en évidence les manières – différenciées selon les profils et les trajectoires – dont ces transformations résidentielles affectent les styles de vie localement en vigueur : elles mettent à l’épreuve les équilibres domestiques, encourageant le repli sur la sphère privée, et affectent les rapports au quartier, marqués par une plus grande réserve et une mise à distance du voisinage.

 

RESPONSABILITÉ ÉDITORIALE ET SCIENTIFIQUE

Directeur de la rédaction de la revue Métropolitiques

Co-direction de la recherche collective « Les arrangements conjugaux autour de la garde des enfants » (avec Anaïs Collet), financée par la Drees (2014-2016)

Membre du bureau du réseau thématique « Classes, inégalités, fragmentation » (RT5) de l’Association française de sociologie